Le compte Twitter chinois de l'Ambassade de France à Pékin.

Le compte Twitter chinois de l'Ambassade de France à Pékin.

La France, les États-Unis, la Britannique, le Japon et le Danemark ont ouvert leur compte sur le site micro-blogging chinois (équivalent de Twitter), avec tous une photo de profil ou un fond représentatif de leur pays.

“Le Twitter est le moyen la plus directe pour rester en contact avec nos amis chinois”, a déclaré aux médias chinois Sylvie-Agnès Bermann, l’ambassadrice de France en Chine, en poste il y a un mois. “On n’a pas besoin d’intermédiaires”, a-t-elle ajouté.

“Les Chinois peuvent recevoir nos informations en restant chez eux, devant l’écran”, a déclaré aux médias chinois François Legue, conseiller de presse de l’Ambassade de France en Chine. “Mais on n’a pas encore assez d’expérience de tweeter”, a-t-il ajouté.

Le compte Twitter chinois de l’Ambassade de France a été ouvert le 24 février 2011. Jusqu’à maintenant 6251 tweets sont faits, soit trois par jour en moyen. L’Ambassade de France a pour l’instant le moindre de fans que les quatre autres pays qui sont présents également sur le Twitter chinois.

Le premier mot clé ajouté par l’Ambassade de France pour décrire elle-même est “romantique”. Celui de l’Ambassade de Danemark : alimentation de haute qualité.

Ces cinq pays “se followent” entre eux.

Selon certains internautes, l’Ambassade de Japon “supprime les commentaires qui ne lui plaisent pas”.

L’Union européene a également son propre Twitter chinois. “Nous sommes depuis longtemps fans du peuple chinois”, a écrit Markus Ederer, le nouveau chef de la Délégation de l’Union européenne en Chine.

La source la plus fiable du monde ? C’est bien les autorités chinoises. Le ministère des Affaires étrangères chinois a assuré à l’AFP qu’aucun niveau anormal de radioactivité n’avait été détecté en Chine à ce stade. Cela veut bien dire qu’il ne reste pas beaucoup de temps pour les Chinois. Les preuves de la fin du monde : les chiens aboient, les chats se grattent, et les experts chinois démentent la rumeur.

L’URSS n’avait jamais réalisé l’idéal communiste, mais son petit frère, oui. En censurant les termes “révolution du jasmin”, “vendredi”, ou encore “fuite nucléaire”, le gouvernement chinois veut faire croire à son peuple qu’ils vivent toujours dans le petit paradis de Marx.

Ayant l’habitude de manger chez McDo, les Chinois ne sont plus faciles à manipuler. Pour l’immunité, depuis des années, les Chinois commencent à consommer du lait frelaté, des champignons artificiellement blanchis, et de l’huile de cuisine recyclée. Les derniers survivants sous la radioactivité 1000 fois plus que la normale ? Oui, les Chinois.

Les moyens pour se protéger sur Internet en tant que journaliste. Il existe des outils qui peuvent nous tarder peut-être quelques ans de prison. Ce qui nous reste, c’est de savoir s’en servir.

Logiciels

Certains logiciels nous permettent de cacher nos documents confidentiels sans les déplacer. La plupart de temps ils sont faciles à trouver sur Internet et gratuits à télécharger. Parmi lesquels :

Secret Folder : simple à utiliser, mais pour avoir un mot de passe, il faut acheter la version complète.

Secret Box : un peu plus compliqué mais plusieurs modèles déjà prêts.

N’oubliez pas de changer le nom de ces logiciels une fois téléchargé. Qui n’a pas envie de fouiller dans un truc nommé “secret” ?

Le serveur sait tout

Lorsqu’on tape une adresse URL pour se connecter sur certain site, le serveur de ce site peut reconnaître automatiquement :

1. Adresse IP.

2. La version du navigateur.

3. Le système d’exploitation.

4. Les historiques des consultations.

Comment il le sait ?

Cookies est une technique interactive entre des émetteurs des informations et des destinataires. Simplement, tout ce qu’on remplit sur un site (identifiant, mot de passe, information personnelle, situation familiale, etc.) peut être enregistré automatiquement comme Cookies. Parfois cela nous simplifie les boulots, notamment pour les sites qu’on consulte tous les jours. Parfois cela peut être une entrée pour des personnes avec mauvaises intentions.

Pour éviter être tracé…

1. Ne donner pas informations volontairement, éviter des formulaires.

2. Choisir les sites fiables et crédibles.

3. Changer des paramètres du navigateur, choisir les historiques ou les mots de passe qu’on veut garder.

4. Nettoyer de temps en temps les historiques, sachant que dès qu’on quitte un poste, une autre personne peut imprimer nos historiques en deux secondes, grâce à cette fonction :

5. Dans Firefox, il existe peut-être la “navigation en mode privée”, c’est dans “Outils”. Cette option nous permet de surfer sous anonymat (pareil avec un proxy), en même temps, de ne pas garder aucun historique.

La boîte mails est transparente

Quand on rédige un mail, les contenus (les vraies lettres, et non les codes informatiques) peuvent être aperçus à partir du serveur de l’expéditeur, celui intermédiaire et celui destinataire. Pour éviter d’être décrypté, un logiciel à recommander : PGP (GnuPG pour Mac OS X). Très compliqué de l’installer, mais ça vaut le coût.

Quand on crée un site

Cela arrive aux journalistes. Ce qui arrive aussi aux journalistes, c’est devenir riche. Mais même si on est riche, n’utilisez jamais un serveur ou un hébergeur sous son propre nom.

Petit rappel de tracer les gens avec la fonction “Terminal” dans Mac :

1. Chercher dans spotlight “Terminal”, et démarrez le.

2. Tapez “whois”, et puis espace, et puis collez l’adresse IP que vous voulez tracer.

3. Appuyez sur “Enter”, voilà.

Sinon, il y a des services payants

Des fois des ONGs proposent des services pour protéger des journalistes qui travaillent dans des zones sensibles. Par exemple, Reporter Sans Frontière a sorti un service titré “Abri anti-censure” juin dernier.

Conlusion

1. Éviter à donner des informations nominatives, utiliser un pseudo pour des forums etc.

2. Refuser de répondre aux formulaires qui recueillent des infos sur origine raciale, opinion politique ou religieux etc.

3. Ne pas publier n’importe quoi à n’importe où, idem pour des mails, sachant que les données peuvent être conservées pour une durée illimitée.

Bonne navigation !

La révolution du jasmin à la chinoise est sur le point d’exploser. Des militants sont appelés à manifester dans 13 villes en Chine ces deux dimanches, grâce au site micro-blogging chinois, équivalent de twitter. Mais pour la police chinoise, avant de disperser des manifestants sur place et sur Internet, le plus important semble surveiller des journalistes étrangers. Donc, “garder l’image du pays”.

Les journalistes qui se rendent dans le secteur de Tian’anmen et de Wangfujing (zone de manifestations à Pékin) doivent demander des autorisations avant de parler avec des citoyens, vous devez obéir aux ordres.

C’est la message reçu par des journalistes étrangers vendredi dernier. Et dans leurs reportages, les journalistes français confirment :

Agence AFP

Presse écrite Figaro.fr (papier dans le blog d’Arnaud de La Grange, correspondant du Figaro à Pékin)

Web Aujourd’hui la Chine (site d’info tenu par Hikari, agence audiovisuelle spécialisée sur l’Asie)

Radio sur RFI, ils décrivent même ce qui n’est pas normal cette fois-ci

 

 

Du côté télé, zéro reportage sur France Télévision ces derniers jours. A part des raisons de la ligne éditoriale, on imagine bien des difficultés sur place. Sauf, à Shanghaï, un reportage par l’équipe de BFM TV, qui n’a peut-être pas pu pénétrer dans la capital.

Vers un boycott ?

Le gouvernement chinois est connu par ses moyens de contrôler les journalistes étrangers. Quelques exemples : impossibilité de voyager librement au Tibet en 2008, accompagnement par un agent obligatoire en cas de sortir du Pékin pendant les Jeux Olympiques, contrainte  sévère de travailler avec des journalistes chinois…

Pourtant ils sont toujours “sur la frontière”, malgré les conditions très difficiles. Quelques témoignages, dont je n’ai pas le droit de révélations, montrent très bien comment ils essaient de jouer le thaï-chi avec le gouvernement. Mais comme le peuple chinois est tellement fier de sa “tradition de l’hospitalité”, une choses est sûre : si les médias étrangers se réunissaient, le gouvernement chinois ne pourrait rien faire.

Photo/Pure Médias

Photo/Pure Médias

 

Neuf français étaient en face du chef de l’État sur l’émission Paroles de Français sur TF1 jeudi dernier. Depuis, ils se trouvent aussi présents sur des presses locales. Leur vie change, certains ont même reçu des menaces. Réaction.

Fatiha Djegaoud, pharmacienne niçoise, a interrogé Nicolas Sarkozy dans l'émission Paroles de Français. Photo/Europe 1

Fatiha Djegaoud a reçu des menaces

Après l’émission, elle a reçu de nombreux appels anonymes d’insultes. Samedi quand elle est arrivée au travail, Fatiha a trouvé qu’un grand conteneur à poubelles avait été vidé devant la porte.

Telle est ses témoignages sur Europe 1 :

Cette pharmacienne de 62 ans a été invitée pour parler des problèmes de sécurité avec le président de la République. Ses pharmacies ont été cambriolées quatre fois dans le quartier des Moulins.

Malgré “80% des retours positifs” (source Journal international de médecine), Face aux menaces, elle décide de “ne pas laisser faire”.

Je n’ose plus rien dire, aujourd’hui je n’ose plus parler. Il faut que j’arrête de parler, c’est ce qui est demandé. Ils trouvent que ce quartier est très bien pour eux, qu’il continue à être bien pour eux.

Aujourd’hui à la rédaction de Nice Matin, des journalistes n’ont pas loupé cette occasion pour posé la question à Christian Estrosi, ancien ministre de l’Industrie, qui a parlé avec Fatiha Djegaoud :

Dans un interview sur ce même journal, la pharmacienne niçoise a confirmé d’être “convaincue” par Nicolas Sarkozy. N’ayant pas eu l’occasion de poser toutes ses questions, elle interprète l’idée de la solution comme “il faut punir les jeunes”. Une rencontre repris sur Maville.com.

Lionel Daugue “frustré”

Photo/Presse Océan

A l’issue de l’émission diffusée sur TF1 pendant plus de deux heures et demi, “tout le monde a le même sentiment que moi : on n’a pas eu les réponses qu’on attendait”, a-t-il assuré, estimant que le président “arrive toujours à détourner” les questions.
M. Dauguet a également regretté que Nicolas Sarkozy se soit “attardé sur les questions de certains”, au détriment de celles des autres.

Source AFP, rééditée par Le Figaro.

Au journal Le Parisien, cet ouvrier soudeur des chantiers navals de Saint-Nazaire a révélé la rencontre avec la première dame en coulisse :“Je voulais absolument poser une question sur les retraites. Mais il a embrayé sur autre chose, et après Jean-Pierre Pernaut m’a coupé. En coulisse, le président nous a fait rencontrer sa femme, Carla. Mais moi, je voulais surtout savoir si on aura des nouvelles commandes au chantier naval.” Évidemment, ce monsieur n’est pas content.

L’Elysée nous a mis en garde. Nos propos pourraient être déformés, nous ne pouvons pas vous (à Nicolas Sarkozy)parler.

Stéphanie Bullier-Lambert n’a pas eu la parole

Photo/Le Télégramme

Photo/Le Télégramme

Selon elle, ni le président, ni le présentateur Jean-Pierre Pernaut, n’ont pris connaissance des questions des invités. Même si elle n’avait pas le temps de poser aucune question, elle confirme de ne pas avoir reçu aucune consigne de l’Élysée ni de TF1.

En offrant les pinceaux de Léonard à Carla Bruni, cette directrice d’une école croit qu’elle était “très touchée”.

Là elle est contente, satisfaite par rapport la rencontre avec Nicolas Sarkozy. Voir le reportage sur Le Télégramme.

Il s’exprime (Nicolas Sarkozy) très très bien. Maintenant, je ne sais pas si on peut en même temps réduire le déficit de la France, donner de l’argent pour tous les domaines cités et faire augmenter le pouvoir d’achat des Français. Pour moi, l’équation n’est pas tenable.

(Article à continuer…)

Voilà la scène inoubliable lors de visite de Nicolas Sarkozy au Salon d’agriculture en 2008 : un homme avait refusé de serrer la main à lui en disant :” Touche-moi pas, tu me salis”. Réponse du chef de l’État :

Casse-toi, pauvre con.

Depuis, des journalistes sont mobilisés de retrouver ce monsieur, mais en vain. Enfin, des agenciers de l’AFP ont fait une belle enquête hier, ou presque. Selon une dépêche de l’AFP, ce paysan retraité de 75 ans, sous le nom de “Fernand Buron” sortira son livre “Casse-toi pov’con” (image en dessous) ce 23 février. Un apéro sera également organisé devant l’Élysée le même jour.

 

Un livre que "Fernand Buron" alimenterait chaque 23 février.
Un livre que “Fernand Buron” alimenterait chaque 23 février.

Comme tous les “breaking-news”, cette dépêche de l’AFP a été rapidement utilisée par plusieurs grands quotidiens nationaux et régionaux, y compris Le Figaro, Le Parisien, un blog sur Le Post, Le Télégramme, etc.

Source prestigieuse de l’AFP

Sur le fameux blog de “Fernand Buron”, on peut tout trouver. Apparemment ce “super papi” qui s’installe à Saint-Martin-des-Besaces (voir localisation) est hyper-présent sur Internet. Il tient un compte sur Facebook, un autre qui n’a pas gros succès sur Twitter. Se mettant dans la même campagne que Jean-Luc Mélenchon, ce paysan retraité n’échappe pas aux occasions d’être médiatisé en acceptant “de jouer un rôle dans le roman de Reboux, qui raconte la folie de Sarko”.

Intéressons-nous à sa “première interview à la radio”. En cliquant sur l’image, on voit bien que la radio Liberté sur paroles est en direct le lundi de 8h à 10h. Mais la date indiquée de son intervention, ” le 21 février “, ne tombe sur aucun lundi depuis 2008, dommage. Un petit bug pour dire qu’il faut se méfier de cette source.

 

Qui tient ce blog ?

C’est bien la personne qui a crée “Fernand Buron”. En janvier 2010, Jean-Jaques Reboux (oui, c’est bien le “page designer” du livre) a reconnu a reconnu tous ses efforts pour ce personnage sur, encore une fois, Le Parisien :

En fait, je prépare un roman de politique-fiction sur Nicolas Sarkozy où je reviens sur l’épisode du Salon de l’agriculture. Comme personne ne connaît la vraie identité du pauvre con , j’ai décidé de créer ce personnage et de le mettre sur Facebook pour tester sa crédibilité.

Écrivain à l’âge de 51 ans, il est patron de la maison d’édition “Après la Lune” (le lien ne marche pas).

Le Parisien “piégé” par lui-même

En 2010, Le Parisien était parmi les premiers médias qui parlait Jean-Jaques Reboux. Tout comme aujourd’hui, il est aussi parmi les premiers journaux qui ont repris la fausse dépêche de l’AFP.

Quelques heures après la publication de la dépêche de l’AFP, l’agence, semble-t-il, a remplacé son article avec un faux lien. Pour éviter des risques, certains journaux qui ont repris cette nouvelle utilisent également ce lien directement. Mais les traces ne sont pas totalement effacées !

 

Dans l'aperçu du site, le veil article tient encore la route.

Dans l'aperçu du site, le veil article tient encore la route.